Club de Plongée sous marine de Gagny (93)
Depuis la reconstruction de la piscine, la plongée sous marine n’est plus la bienvenue à Gagny. Il nous est impossible d’exercer notre passion. La municipalité nous a mené en bateau (un comble pour un club de plongée).
Rappel des faits :
Je nous vois encore visitant la piscine avant son ouverture, avec les représentants de la Mairie : Messieurs RICHARD et ROY, nous expliquant fièrement les aménagements qui nous étaient soit disant destinés, à savoir : ascenseurs, locaux pour gonfler et stocker nos bouteilles de plongées… Il y avait même un monte-charge qui devait nous permettre de monter lesdites bouteilles directement sur le bassin, etc.
Peu de temps avant sa réouverture officielle, le beau discours commence à changer. Prétextant dans un premier temps que la commission de sécurité (Brigade de sapeurs-pompiers de Paris chargée d’inspecter et de valider chaque nouvel établissement ouvert au public) n’aurait pas donner son aval au stockage de bouteilles de plongée dans l’enceinte de la piscine : Mensonge !!!! Le hasard parfois faisant bien les choses, un de nos adhérent-moniteur était justement en poste, à l’époque, à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Il s’est mis en relation avec ses collègues (de la caserne de Clichy sous bois) qui étaient chargés de valider la sécurité de la Piscine de Gagny. Ces derniers ont formellement démentis avoir été sollicités par les représentants de la municipalité pour donner leur accord quant au stockage des bouteilles au sein de la piscine. Ces messieurs de la Mairie ne se sont jamais expliqué à ce sujet, alors que l’accréditation de notre local n’aurait été qu’une simple formalité. En effet, aucun aménagement spécifique n’est exigé
(voir TOUTES LES AUTRES PISCINE DU DEPARTEMENT et de France et voir également règlement sur les ERP -
établissements recevant du public - loi du 25 juin 1980 - Généralités pour tous les établissements et particularités des établissements du type X - établissements sportifs couverts - arrêté du 4
juin 1982) tout au plus le local est considéré à risques particuliers (articles CO27 - CO28 et X10 du règlement de sécurité).
Notre ancien local, situé derrière l’ancienne piscine, ne présentait aucune particularité et était conforme et validé par la commission de
sécurité…
Nos équipements sont à ce jour stockés (ou plus exactement abandonnés) dans un réduit, sous les gradins du stade J. BOUIN, et à votre disposition pour constater qu’aucun aménagement particulier n’y est prévu…
Les collaborateurs de Mr Le Maire, nous ont même avancé comme argument que « des bouteilles de plongée vides étaient plus dangereuses que des bouteilles de plongée pleines… » lol (non, non ce n’est pas une blague !). Il faut vraiment prendre les plongeurs pour des "cons" pour avancer de telles aberrations ! … Bref, j’ose espérer que ces messieurs sont plus compétents dans leur domaine d’action respectif…
Nous avons même, faute d’argument face à un tel niveau d’objection, demander la permission à la Municipalité d’arriver à l’entrainement avec nos bouteilles de plongée et de repartir avec après l’entrainement : là encore, nouvelles objections du style, je cite « vous risquez d’abimer le carrelage de la piscine en manipulant vos bouteilles ». Or, durant les 40 ans d’existence du Club, nous n’avons jamais eu aucun problème, ni détériorer quoi que ce soit. D’ailleurs, comment font les autres piscines du département où la plongée a le droit d’exister ??
Malgré tout, depuis la réouverture de la piscine, JAMAIS aucune bouteille de plongée n’a été utilisée et pourtant du carrelage a été brisé (dans les douches, au fond du bassin, au bord du bassin… !?
La piscine de Gagny est, aux dires de ces messieurs, une vitrine, la fierté de la municipalité… C’est surtout un nouveau centre de profit ou les associations bénévoles ne sont plus les bienvenues et là, sans entrer dans la polémique, c’est un bel exemple de gaspillage. Combien a couté ce monte-charge, aujourd’hui obturé à la va vite ? Et ces locaux qui sont aujourd’hui utilisés à stoker les serpillières et les balais… ?
Nous avons également demandé officiellement de récupérer l’ancienne salle de musculation (située derrière la piscine), qui est aujourd’hui laissée à l’abandon. Nous avons proposé de l’aménager et de l’équiper à nos frais et de la faire « valider par la commission de sécurité ». Mais là encore, refus de la municipalité, prétextant que cette salle était déjà promise à d’autres associations… ?! On voit effectivement le résultat aujourd’hui …. Peut être est ce un club d’hommes et de femmes invisibles ? Combien d’autres associations sportives de la ville de Gagny ont-elles été lésées de la sorte ? et ce depuis + de 10 ans maintenant… Que ferait le club de foot s’il devait faire sans ballon ?? Et le club de tennis sans l’usage de raquettes ?? Les cyclistes privés de l’usage de leurs vélos etc.
A chaque fois que nous tentons de faire un pas en avant, une pierre est mise en travers de notre route : à croire que, même avec la
meilleure volonté du monde, nous n’arriverons jamais à rien !
Il y avait plus de 150 adhérents lors du commencement des travaux de réfection de la piscine (dont 25 moniteurs tous bénévoles et dévoués), qui, du jour au lendemain, ont été mis à la porte de Gagny. Quel bel exemple de considération auprès des Gabiniens ! Mais je crois que, compte tenu des faits, c’est très loin d’être la préoccupation première de Monsieur le Maire, incapable de comprendre le dévouement et les motivations des moniteurs et des dirigeants bénévoles qui se sont succédés durant toutes ces années, donnant de leurs temps sans compter (en risquant même des sanctions et poursuites judiciaires au moindre incident). Tout cela pour faire partager et découvrir cette passion et cet état d’esprit qui ont été pour moi un salut, à une époque de ma vie où la délinquance (due à l’oisiveté, au manque de valeur et de respect) était mon quotidien, comme pour beaucoup de jeunes aujourd’hui encore.
Merci à tous les moniteurs et membres du conseil d’administration de m’avoir appris les vrais valeurs de la vie, le respect des autres, à travers cette saine passion et excusez-moi de ne pas avoir eu l’occasion de faire de même à mon tour.
J