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Club de Plongée sous marine de Gagny (93)

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Plongée en Normandie


Recette pour plonger dans la manche début mai :

Prendre une dose de courage, une pincée de folie, une énorme portion d’entrainement, une bonne part de précautions, une bonne forme physique, quelques rasades de rigolades, rajouter un poil de résistance au froid et accessoirement un comprimé de Nautaminie ou mer calme selon les besoins …

 

  Notre groupe de copain avait réuni quelques   uns de ces ingrédients ,mais nous verrons plus tard que certains membres n’avaient pas respecté toute la recette.

 

Répartition pour le voyage, des bouteilles de plongée, des bateaux, du compresseur et des plongeurs.

 

 

Départ région parisienne samedi matin 5 heures…

Voyage sans problème, temps de sommeil consacré a rire

Ont se retrouve au grand complet au restaurant  sur le  port de Grandcamp « la Trinquette ». Café pour tout le monde.Hôtel : on défait les bagages, sympa les partons de la Grancopaise !

Mise à l’eau de bateaux

Déjeuner à la trinquette

1er Plongée direction le large sur un Portes chars

 

J’ai oublié la Nautamine Zut ! Patrick et moi regardons la mer qui n’est pas d’huile …mais la perspective d’être malade ne nous arrêté pas ,c’est parti, Il ne fait pas chaud, pas de soleil, du vent, des vagues, une visibilité qui s’annonce tristounette, Formidable !!!

 

Apres 45 minutes de navigations l’épave est repérée, l’ancre rapidement jetée suivi très rapidement par la  1er palanqué Jean et J Paul  ensuite c’est le tour de Bruno et moi mémé, il était temps car je sentais venir la peau d’un beau renard*

Wouizzz !!!!! Température de l’eau 9° 

On descend le long du bout d’amarrage, je trouve que malgré le courant je vais bien vite vers l’ancre ?? , en fait c’est elle qui vient vers nous, le bateau n’est plus ancré, il faut vite remonter à bord, le bateau est à la dérive, nous ne sommes plus sur l’épave .Je me hisse difficilement, fatiguée par le voyage, je supporte mal le froid et je crois que je vais être malade comme jamais ..Problème, il faut retrouver Jean et J Paul qui sont encore au fond, mais ou ?? ??

Ont tourne encore et encore dans une mer de plus en plus agité , ça vente , ma combinaison de plongée mouillé devient glacé et maintenant je suis vraiment malade et j’envoie une ou deux gerbes à chaque mort du débarquement , Patrick ( Grallichou) se joint a moi pour rendre les honneurs , il pousse même l’hommage jusqu'à prendre la couleur de leurs uniforme respectif : il est gris , il est vert , il est vert de gris , il est Gris-Grall.

Moi je me cantonne dans le blanc très classique bordé de bleu.

Enfin au loing nous retrouvons Jean et J Paul enfin on peut repartir sur l’épave et l’ancrage et assuré.

Bruno et ce qui reste de moi  replongeons, la descente est difficile à contre courant nous faisons les drapeaux derrière le bout de l’ancre.

Le plaisir de la découverte prend un instant le pas sur la fatigue et le froid mais une crampe à chaque mollet me remet vite face à la triste réalité je force sur mes bras : résultat crampes aux bras en voila des sensations nouvelles Enfin je distingue le fond c’est plus calme beaucoup moins de courant mais hélas encore beaucoup plus froid.

Je me sent comme déconnecter , Bruno me montre les roues d’un chars , Ah oui c’est vrais nous plongeons sur un porte chars .J’enregistre avec une lenteur qui ne m’inquiète même pas , J’ai vraiment froid, je me dits qu’en palmant ça va s’arranger et si je remonte maintenant je vais devoir vomir longtemps en les attendant , je n’ai bientôt plus de calorie a bruler celle que je stock un peu partout ( hanches, fesses) ne sont pas disponible immédiatement , dommage !!

Je suis Bruno, je fouille un peu dans les amas de tôle, mais ma lampe est  aussi faible que moi Inattentive, je me cogne soudain la tète violement contre je ne sais quoi, comme ça c’est complet Le froid m’empêche d’avoir vraiment mal mais je suis sonné, je m’amuse encore un peu avec un beau tourteau et puis STOP ! Je me sens vraiment très mal et si je n’arrête pas maintenant je risque de devenir très encombrante, je fais un rapide signe a Bruno, je remonte salut …

Je remonte effectivement, mais trop vite, je suis mal plombée et je n’arrive plus à comprendre mon profondimetre  qui clignote et bip 1metre par seconde, ce n’est pas vraiment la bonne vitesse par reflexe je souffle pour m’alourdir, les automatismes fonctionnent, j’ai vidé ma stab à fond, tour d’horizon et signe OK toujours par automatisme car ce n’est pas vraiment OK

Par chance je sort entre les deux Zodiacs , j’annonce a Olivier resté en surface pour assurer la securité ma profondeur et mon temps de plongée, je suis incapable de dire si j’ai des paliers a faire , je le regarde et il m’annonce «  Pas de palier «  Ouf !! Tant mieux car j’aurai été incapable de les faire.

Je m’empêtre dans les bouts je remonte le courant qui commence a re-devenir très puissant jusqu’a l’échelle du bateau a Bruno au j’arrive comme une loque, Je suis une crampe en glaçon ou un glaçon en crampe au choix.

Mes mains n’arrivent plus à tenir l’échelle, je relâche tout une fraction de seconde je me fous, j’ai sommeil et je ne sens même plus le froid je suis vraiment très mal, Jean thomas, Laurent et Carole m’aident à me hisser a bord, l’épave et renflouée

Je me vautre dans un coin pour mourir tranquille et bien non ! Je trouve encore matière à vomir…

Le vent n’est pas tombé au contraire et le soleil n’est pas au rendez vous, je vomis toujours en claquent des dents : sons et lumières !

J-Paul a la bonne idée de me faire quitter ma combi de plongée mais j’en suis incapable, je n’ai plus aucune force mes mains son recroquevillées, mes ongles sont violets assortie à mes lèvres. Je ne suis là pour personne … 

Seul le bruit de mes dents qui claquent me parvient. Par moment je sombre dans un début de coma, seul sursaut de dignité je refuse de me vomir dessus et dans ma décrépitude j’aperçois alors Gris grall mon frère de gerbe

Je retourne a mon coma sur les genoux de Goulou qui m’empêche de m’endormir, il me glisse du sucre entre les dents et des conneries dans l’oreille qui arrivent a comme même a me faire rire.

J’ai par moment du mal à respirer je suis très fatiguée, le retour au port  me parait interminable

Carole me conduit à l’hôtel, je suis « rétamé » je me colle sous la douche pour une durée indéterminée puis sous les couettes, chauffage à fond malgré un bon repas je n’arrêterai de frissonner qu’a 2 heures du matin.

 

 

 

 

DIMANCHE


Temps maussade, vent et mer agitée

On achète de quoi pique niquer en mer, Gris grall est tenace il fait le siège de la pharmacie attendant l’ouverture pour acheter de la nautamine ou du « mer calme » 

Mois je sens que je vais faire de jolis châteaux de sable avec Aurélie la fille de Carole

Mais âpres délibération, personne ne plonge, Trop de risque pour peu de Fun

Nous partons nous balader, le soleil daigne enfin pointer le nez et nous pique niquons joyeusement. Visite du musé du débarquement, ont visionne un film édifiant sur la connerie monumental qu’est la Guerre : 600 000 morts durant le débarquement, civil et soldats confondus !

Le beau temps se maintient et la mer semble à peu prés calmée, on va plonger et moi aussi…

Je suis sur le zodiac avec Popeye et j’ai pris quelque précaution, mette mon k-way par-dessus ma combi je n’ai donc plus froids ni mal au cœur, juste quelques vagues dans la gueules et des secousses à vous faire basculer par-dessus bord, des broutilles en sommes

Arriver sur le site, ont assure les deux zodiacs ensemble, on s’équipe, pas facile de mettre un bi sur un zodiac je dois me bagarrer ferme pour ne pas basculer trop tôt

ça y est tout est en place, bascule arrière, le temps de me rétablir et j’ai plusieurs mètre à remonter a contre courant pour rattraper le bout du bateau de Bruno Ah c’est sportif je palme de toute mes forces je dois attendre Popeye à l’avant du leader

Je remonte le bout tant bien que mal, arrivée là, impossible de tenir la mer et le courant sont trop fort, je me laisse emporter par le courant et me rattrape inxetremisse au bout de sécurité a l’arrière des bateaux.

J’attends Popeye accroché coute que coute au bout, je commence a me peller mais j’ai l’habitude qu’est ce qu’il fait ??Il a du se déséquiper pour démêler les bouts des zodiacs , il arrive enfin le courant et trop fort et il m’arrache le détendeur et je bois la tasse , super !!!Bon je remonte vaille que vaille jusqu’a l’avant et c’est repartie pour une descente dans le gris foncé mais fatigue d’hier + problème d’aujourd’hui = stop a 17m début d’essoufflement, tant pis je ferais mieux la prochaine fois, je remonte, pour moi les plongées du WE s’arrêtent là, je ne suis plus bonne à rien

 

LUNDI

Beau temps, mer calme les garçons se font une super plongée, Jean véritable éboueur de la mer remonte des trésors insoupçonnées exemples une vielle semelle de ranger T 48 et plateaux repas bien concrétionnés (et très laid) à mon gout, Jean est en admiration devant ces témoins d’une époque révolu, il se recueille, j’ai même cru voir une larme rouler sur sa joue burinée

Jean est un poète c’est pour cela qu’on l’aime

 

 

Christine D

 

 

 

 

 

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